Dieu seul est mon maître

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Le successeur de Louis Cyr

Grâce au film Louis Cyr, les Québécois s'intéressent à nouveau aux hommes forts. Dans les médias, on peut lire de courtes biographies de ces athlètes. Parmi eux se trouve mon arrière-grand-père: Victor Delamarre. L'exploit le plus célèbre de mon aïeul demeure un dévissé de 309 livres et demie. Le tout pour un homme de 5'6'', et de moins de 200 livres. Malheureusement, on a pu lire récemment, dans les journaux ou sur des blogues, des affirmations cherchant à discréditer plusieurs hommes forts, dont mon ancêtre. On dit de certains qu'ils étaient des peureux refusant de s'affronter entre eux. Pour mon aïeul, on a dit qu'il refusait de faire peser ses poids. Continuer l'article sur http://.lapresse.com

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Delamarre, le roi de la force

De tous les hommes forts de la région, Victor Delamarre est sans contredit celui qui a marqué le plus les esprits. Ses admirateurs vont même jusqu'à affirmer que les aptitudes du «roi de la force» dépassent celles de Louis Cyr.

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L'héritage de Louis Cyr: le Québec des hommes forts

Des hommes forts, le Québec en a connu bon nombre depuis l'époque de Louis Cyr, dont le film sur sa vie est sorti en salle en fin de semaine. Et probablement bien d'autres avant.

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Un dévissé est un dévissé

En réaction au texte «Le Québec des hommes forts» du journaliste Pierre Pelchat Je vous fais parvenir ce texte à la suite d’un article paru dans Le Soleil du 14 juillet, dans lequel Paul Ohl nous parle du Québec des hommes forts. En lisant la section «Le dévissé de Victor Delamarre», j’en ai perdu mon latin. Il parle de Victor Delamarre et de son lever de 309 livres d’une main, mais il dit et je le cite : «Le mouvement était un dévissé différent de celui effectué par Louis Cyr, qui avait soulevé 273 livres et quart, lors d’une démonstration à Londres. Louis Cyr était le seul à être capable de faire ce mouvement. D’une seule main, il amenait le poids de terre à légèrement au-dessous du genou. Après, il le ramenait à l’épaule et il le poussait plus haut, sans pratiquement bouger la position du corps.» M. Ohl, Louis Cyr pesait plus de 300 livres. Il est normal que sa position du corps était plus statique lors du lever. Le poids levé était inférieur à son poids corporel. Victor Delamarre, lors de son lever de 309 livres, avait à lever deux fois son poids. Il se devait de contrôler son point d’équilibre en tout moment lors du lever. Même si je ne suis pas spécialiste des hommes forts, à mon humble avis, sa performance était plus difficile à effectuer. Il n’y a pas 10 façons de faire un dévissé d’une main, M. Ohl. Vous levez le poids aux genoux, vous l’épaulez et le jetez en le maintenant trois secondes. Si vous regardez un haltérophile à l’oeuvre, la majorité du temps dans un épaulé-jeté, il rate son dernier lever à l’étape du jeter. Il ne peut le maintenir trois secondes. J’ai vu une vidéo où l’Américain Paul Anderson essaie d’effectuer un dévissé de 300 livres d’une main. Par deux fois, il ne peut garder son poids en position stable, il retombe sur son épaule. Vous n’avez pas le choix de dire que Victor Delamarre avait dévissé 309 livres, car en avril 1914, au théâtre Arcade à Montréal, devant plus de 1000 personnes, Victor Delamarre a établi ce record. La balance a été vérifiée et un affidavit a été fait par un notaire. Vous dites une absurdité en disant que Victor Delamarre n’aurait pas été capable de lever 200 livres à la façon de Louis Cyr. Mon grand-père, lors de ses exhibitions, exécutait des dévissés d’une main supérieurs à 273 livres. Dans l’affidavit et les articles de journaux de l’époque, il n’est aucunement question de l’usage des deux mains pour l’amener à l’épaule. Que vous vouliez mousser la candidature de votre poulain, je peux comprendre. J’ai un grand respect pour Louis Cyr, mais j’ai bien du mal à vous respecter lorsque vous dénigrez mon grand-père. Si vous voulez des comparaisons avec votre poulain, je pourrais vous en donner, mais je vais m’abstenir. * L’auteur est le petit-fils de l’homme fort Victor Delamarre (1888-1955).

Le Soleil du 24 juillet 2013 p.19